La Vieille France savait imprimer un cachet d'art à | |
|
P ar la petite rue Lariboisière et de la Ceinture rouge, le visiteur gagnera le quartier Bonaparte. La Vieille France savait imprimer un cachet d'art à des constructions purement utilitaires. Les trois bâtiments anciens des casernes méritent qu'on jette sur eux un coup d'œil. Leurs beaux chaînages d'angles, en pierre rose de Moissey et les légers décrochements qui rompent l'uniformité des façades, les justes proportions des bâtiments en eux-mêmes et par rapport à l'espace central de la cour, témoignent du talent de Caristie, architecte d'origine italienne. Nous lui devons encore le pavillon des officiers au Polygone et, à Dijon, deux hôtels où s'affirme la pureté de son style noble et sévère». | |
|
|
C'est ainsi que s'exprime notre historien local comtemporain, Pierre Camp, lorsqu'il nous donne la description du Quartier Bonaparte dans son ouvrage intitulé : «Panorama historique - visite de la ville». |
|
Ce document
photographique présente les casernes en cours de construction. On peut y lire l'inscription :.
|
Pierre Camp ajoute : L'esthétique a beaucoup perdu lors de
l'adjonction, sous la Restauration, du bâtiment sans caractère
qui borde la rue du 8ème Chasseur et empêche de saisir d'un seul
coup d'œil l'ensemble des trois pavillons : celui du centre réservé
primitivement aux hommes de troupes et les deux autres, en retour d'équerre,
prévus pour les officiers. |
La construction des Casernes | |
La construction du Quartier Bonaparte fut entreprise en 1759 et dura jusqu'en 1763. Pour éviter aux 3600 auxonnais d'avoir à loger chez
l'habitant l'effectif d'un bataillon d'artillerie de 1200 hommes sans compter
son État-Major, la ville décida de construire des casernes. Le coût très
important de cette construction pesa lourdement sur les finances de la
ville et elle dut se résoudre à amoindrir son patrimoine en procédant à une
forte coupe de bois dans sa forêt des Crochères. La vente des bois eu lieu en 1759.
Elle rapporta 400 000 livres. Cette somme fut cependant encore insuffisante
; il manquait 250 000 livres qui furent trouvés par emprunt(1).
| |
|
Les casernes comportent aujourd'hui un bâtiment supplémentaire qui borde la rue du 8ème chasseur. Les militaires faisaient usage de locaux supplémentaires : la Tour du Signe, située à proximité immédiate des casernes «servait pendant la mauvaise saison pour les exercices de l'École et la Porte de Comté pour la construction de l'artifice»(2). | |
Ces lieux vous sont proposés à la visite
dans ce site en suivant le menu : "Le Legs de l'Histoire, Sur les pas de Bonaparte"
| |
|
(1) - En vous rendant à la page "La Forêt des Crochères", présente sur ce site,
vous trouverez le texte intégral de l'ouvrage d' Étienne Picard, Inspecteur des forêts
"«Histoire d'une Forêt communale - LA FORÊT DES CROCHÈRES A LA VILLE D'AUXONNE»",
qui apporte toutes les précisions utiles concenant cette vente.
| |
Édition 2014/2015