Elle reste le témoin essentiel de l'histoire auxonnaise
De loin, sa noble flèche annonce la Cité
de près, elle frappe par ses allures de cathédrale en réduction.
 
(Pierre Camp, Histoire d'Auxonne au moyen âge)


Une des sculptures du portail Vous pouvez apercevoir la tour romane

Une sculpture du portail (Détail)

Vue générale de l'église
avec un aperçu sur la tour romane et ses ouvertures circulaires



U ne première mention de l'existence d'une église à Auxonne apparaît dans une bulle du pape Alexandre III donnée à Tusculum le 8 décembre 1178. (L'original de ce document est conservé à la Bibliothèque nationale [M.S. latin 2265, n°12]). Ce texte précise que le pape confirme au prieuré de Saint-Vivant (Saint-Vivant-de-Vergy. Le monastère de Saint-Vivant-en-Amous, près de Biarne (Jura) à quelques lieues d'Auxonne, ayant déjà été transporté à cette date à Vergy) toutes ses possessions en particulier l'église et la ville d'Auxonne. (Pierre Camp : Histoire d'Auxonne au Moyen-Âge)
Les historiens nous apprennent que cette première église fut détruite alors qu'elle n'avait pas un siècle d'âge.

La tour romane qui forme le transept méridional de l'église que nous connaissons aujourd'hui, bien reconnaissable aux ouvertures circulaires situées au-dessus des baies serait le seul élément qui nous reste aujourd'hui de ce premier édifice. Ces éléments architecturaux et les sculptures du pourtour de la rosace indiquent le milieu du XIIe siècle roman.

La reconstruction de la partie principale de l'édifice aurait occupé tout le XIIIème siècle divisé en trois ou quatre campagnes.

Les piles et les grands arcs de la nef auraient été entrepris vers l'an 1200, le chœur, l'abside et les absidioles entre 1200 et 1250. La construction des portes date du début du XIVème siècle.

Les chapelles latérales ont été élevées aux XIVème et XVème siècles lors d'un élan de piété bourgeoise.

L'Église Notre-Dame au XVIe siècle

Le majestueux portail, surmonté de deux tours de hauteurs inégales fut commencé en 1516 sous la direction de Maître Loys, architecte de l'église Saint Michel à Dijon et du Maître maçon comtois Antoine le Rupt.

C'est 9 ans après que le Jacquemart (aujourd'hui disparu) est installé dans sa tour. Sous le portail s'ouvrent trois portes d'entrée ; on remarque que celle du milieu est réalisée en cintre brisé, alors que les portes latérales sont réalisée en plein cintre.

Les travaux du début du XVIème siècle ont complété l'édifice par la construction d'une sacristie implantée en avant de la tour romane.
Vu son âge respectable, cette Grande Dame a dû faire l'objet, tout au long des siècles, de soins attentifs de la part de toutes les générations qui se sont succédées.
 

Une campagne de réfection commencée en 1858, entreprise sous l'égide de la municipalité et exécutée par Phal Blando, architecte de la ville, est à l'origine des deux portails latéraux.
Les travaux exécutés par Phal Blando, comprennent la mise en place du clocher élancé, pyramidal à 8 pans, et légèrement vrillé, que nous connaissons aujourd'hui.
Sa flèche s'élève à 33 mètres au-dessus de sa plate-forme, soit 11 mètres plus haut que son aîné.

C'est à 70 mètres au-dessus du sol que le coq veille majestueusement sur les fidèles de la cité

Le clocher pyramidal, tout en pointe

Le clocher vu du côté nord
Pyramidal légèrement vrillé
et tout en pointe



Les Principales Étapes de sa construction

XIIIème siècle
et XIVème siècle

Travaux de la nef et du chœur en conservant le clocher roman de la première église (XIIème siècle)

XIVème siècle
et XVème siècle

Édification des chapelles latérales

XIVème siècle

Ajout du portail avec ses 2 tours

XIXème siècle

Travaux importants de restauration.

L'Église Notre Dame est classée Monument Historique depuis le 24 décembre 1907


La Vieille Dame nous dévoile ici quelques mensurations
Un croquis de l'église Dimensions extérieures

Clocher : hauteur du coq

70 mètres

Tour du portail : hauteur

40 m (163 marches)

Dimensions intérieures

Longueur de la nef

54 mètres

Longueur des nefs latérales

47 mètres

Largeur totale

21 mètres

Hauteur de la voûte de la nef

14 mètres

Hauteur de la voûte des nefs latérales

7 mètres


La Nef
 

Les 7 travées s'appuient sur des piliers trapus. Au-dessus s'ouvre un triforium (galerie au 1er niveau) surmonté d'une coursière (galerie au 2ème niveau, (formule très répandue en Bourgogne). Des fleurs de lys sont peintes sur la voûte.


Le Chœur
 

C'est un chœur à une travée, avec une abside à 6 pans et 2 absidioles. Les stalles datent de la fin du XVIème siècle et les boiseries de l'abside du XVIIème siècle. Un christ en gloire est peint sur la voûte.


Édition 20014/2015