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Elle reste le témoin essentiel de l'histoire auxonnaise
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Une sculpture du portail (Détail) |
Vue générale de l'église |
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U ne première mention de l'existence d'une église à Auxonne
apparaît dans une bulle du pape Alexandre III donnée à Tusculum le 8 décembre 1178.
(L'original de ce document est conservé
à la Bibliothèque nationale [M.S. latin 2265, n°12]).
Ce texte précise que le pape confirme au prieuré de Saint-Vivant (Saint-Vivant-de-Vergy. Le monastère
de Saint-Vivant-en-Amous, près de Biarne (Jura) à quelques lieues d'Auxonne, ayant déjà été
transporté à cette date à Vergy) toutes ses possessions en particulier l'église et la ville d'Auxonne. (Pierre Camp : Histoire d'Auxonne
au Moyen-Âge)
La tour romane qui forme le transept méridional de l'église que nous connaissons aujourd'hui, bien reconnaissable aux ouvertures circulaires situées au-dessus des baies serait le seul élément qui nous reste aujourd'hui de ce premier édifice. Ces éléments architecturaux et les sculptures du pourtour de la rosace indiquent le milieu du XIIe siècle roman. La reconstruction de la partie principale de l'édifice aurait occupé tout le XIIIème siècle divisé en trois ou quatre campagnes. Les piles et les grands arcs de la nef auraient été entrepris vers l'an 1200, le chœur, l'abside et les absidioles entre 1200 et 1250. La construction des portes date du début du XIVème siècle. Les chapelles latérales ont été élevées aux XIVème et XVème siècles lors d'un élan de piété bourgeoise. | |
L'Église Notre-Dame au XVIe siècle |
Le majestueux portail, surmonté de deux tours de hauteurs inégales fut commencé en 1516 sous la direction de Maître Loys, architecte de l'église Saint Michel à Dijon et du Maître maçon comtois Antoine le Rupt. C'est 9 ans après que le Jacquemart (aujourd'hui disparu) est installé dans sa tour. Sous le portail s'ouvrent trois portes d'entrée ; on remarque que celle du milieu est réalisée en cintre brisé, alors que les portes latérales sont réalisée en plein cintre. Les travaux du début du XVIème siècle ont
complété l'édifice par la construction d'une sacristie implantée en avant de la tour romane.
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Une campagne de réfection commencée en 1858, entreprise sous
l'égide de la municipalité et exécutée par Phal Blando,
architecte de la ville, est à l'origine des deux portails latéraux.
C'est à 70 mètres au-dessus du sol que le coq veille majestueusement sur les fidèles de la cité |
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Le clocher vu du côté nord | |
| Les Principales Étapes de sa construction | |
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XIIIème siècle |
Travaux de la nef et du chœur en conservant le clocher roman de la première église (XIIème siècle) |
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XIVème siècle |
Édification des chapelles latérales |
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XIVème siècle |
Ajout du portail avec ses 2 tours |
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XIXème siècle |
Travaux importants de restauration. |
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L'Église Notre Dame est classée Monument Historique depuis le 24 décembre 1907 |
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| La Vieille Dame nous dévoile ici quelques mensurations | ||
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Dimensions extérieures | |
Clocher : hauteur du coq |
70 mètres |
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Tour du portail : hauteur |
40 m (163 marches) |
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| Dimensions intérieures | ||
Longueur de la nef |
54 mètres |
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Longueur des nefs latérales |
47 mètres |
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Largeur totale |
21 mètres |
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Hauteur de la voûte de la nef |
14 mètres |
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Hauteur de la voûte des nefs latérales |
7 mètres |
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| La Nef | |
Les 7 travées s'appuient sur des piliers trapus. Au-dessus s'ouvre un triforium (galerie au 1er niveau) surmonté d'une coursière (galerie au 2ème niveau, (formule très répandue en Bourgogne). Des fleurs de lys sont peintes sur la voûte. |
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| Le Chœur | |
C'est un chœur à une travée, avec une abside à 6 pans et 2 absidioles. Les stalles datent de la fin du XVIème siècle et les boiseries de l'abside du XVIIème siècle. Un christ en gloire est peint sur la voûte. |
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Édition 20014/2015