L  es noms de peuples et de lieux n'étaient pas encore apparus mais déjà les cours d'eau étaient source de vie. De par les richesses qu'ils ont toujours apportées, et par la facilitation qu'ils offraient dans les déplacement et les échanges, ils ont toujours constitué, un attrait fort pour les hommes.
Comment, ces premiers humains, établis à la première heure dans le Jura, (À quelques lieux d'Auxonne le mont Guérin était le siège d'un campement au néolithique) ou sur les plateaux de Langres ou bien encore dans le Morvan ne seraient-ils pas aussi descendus vers le fleuve nourricier ?
Auraient-ils dédaigné les abondantes ressources en poissons que leur offrait le fleuve paisible ? Et pourquoi n'auraient-ils pas créé un foyer de vie sur le site d'Auxonne ?

 



 La Saône en aval d'Auxonne
 
Le site d'Auxonne doit-il son existence au fleuve nourricier ?


 

 M  ais quels sont les témoignages d'une sédentarisation humaine sur le site d'Auxonne ?
Quel est le rôle joué par le passage de Saône aux différentes époques de la préhistoire, aux temps celtiques et gallo-romains ?
Et depuis quelle époque relève-t-on cette sédentarisation ?
Notre historien local contemporain, Pierre Camp, qui tentait de nous apporter une réponse précise dans son ouvrage "Histoire d'Auxonne au Moyen Âge" nous fait part de son grand désappointement après avoir fait le constat que les précieuses ressources en vestiges archéologiques fournies par la Saône sur le site d'Auxonne et le sol de la ville n'ont jamais été exploitées avant d'être, pour la plupart, dispersées et perdues à jamais pour la connaissance. Il existe néanmoins quelques découvertes, répertoriées : haches, marteaux, outils, poignards, hameçon, casque, monnaies, datées des différentes époques, néolithiques, du bronze et celtiques et qui sont décrites dans son ouvrage.
À quatre kilomètres en aval, au petit village de Labergement, la découverte de gros rondins de chêne bruts et très durs retirés d'une mare, des haches de pierre et des épées de bonze retirées du lit du fleuve accréditent l'hypothèse de la présence d'un centre de vie (Cité lacustre ?) tout proche.


 

Édition 2014