À l'époque gauloise, Lingons et Éduens
occupent une grande partie du territoire qui deviendra la Bourgogne que nous connaissons aujourd'hui.
Bien que les limites entre ces deux peuples gaulois soient bien incertaines et changeantes,
il est possible de d'affirmer qu'ils contrôlaient la rive droite de la Saône, les premiers
sur la zone Nord de la future Bourgogne franque, les seconds plus au sud et dans l'âpre
Morvan.
En face, à l’est, sur la rive gauche du fleuve tranquille, les redoutés Séquanes dont le territoire débordait
largement les limites du pays comtois.
Tous querelleurs, rivaux, prêts à se dresser les uns contre les autres, mais tous membre
important du grand corps gaulois.
Ils avaient chacun leur capitale.
Postée sur le piton rocheux du plateau de Langres,
Andematunnum (Langres) surveillait les vallées rayonnantes et gardait les chemins.
Les Lingons en avaient faits le siège du sénat.

Les Éduens installés sur le massif granitique Mont Beuvray à près de 820 mètres d'altitude
avaient fait de Bibracte leur centre politique et religieux ; capitale renommée,
en même temps vigie et refuge postée au centre d'un important réseau de communication.
Enfin, rive gauche de la Saône, le territoire des Séquanes. Plantée au milieu de leur territoire, sur un roc escarpé,
une citadelle nommée Vesontio (aujourd'hui, Besançon) :
la fière capitale des Séquanes. Elle surplombe de deux côtés le cours du Doubs qui l’enserre et la
protège dans un de ses méandres.
La zone géographique d'Auxonne, située rive gauche de la Saône se trouvait en bordure des zones de convergence éduenne, lingonne et séquane.
Il y a lieu de supposer que le territoire de l'actuelle localité d'Auxonne se trouve alors sur les terres
du peuple Séquane.
Le lecteur bourguignon s'inquiète. Et Dijon ?
La ville de Dijon, (Divio) à cette époque, si elle existait, n'était
pas encore mentionnée dans les textes.
Il faudra attendre le 1er siècle ap. J.-C. date à laquelle elle a sans doute
été créée.
Édition 2014