La Tour du signe et la Porte Royale

 
La Tour du Signe porte, gravée dans la pierre, la Salamandre,
emblème du Roi François I er
 


La Tour du Signe (ou du Cygne)

A  vant les travaux de renforcement des défenses de la ville entrepris en l'année 1524 qui en firent la tour du Cygne, le secteur de l'angle nord-est de l'enceinte, — secteur clé de la ville —, était surveillé par la tour Chastillon ou Jehan Rouhier (déjà signalée en 1375).
Par sa position, cette tour contrôlait le point d’entrée des eaux de la Brizotte dans les fossés de la ville, ainsi que les courtines du côté nord et du côté est qui faisaient face aux secteurs dangereux de Gray ou de Dole d’où pouvait se présenter l’ennemi.
 C'était une des tours les mieux armées de l’enceinte, elle était servie par 10 hommes, dont 3 arbalétriers. En 1478 les hommes qui servaient dans la tour disposaient alors comme armes d'une  : « arquebuthe, de trois colevrines a main, d’une grosse couleuvrine de fonderie a rouhet, d’une petite serpentine de fondue et de cinq arbelestes », pour refouler l’ennemi.


La tour du Signe
La tour du Signe
La tour du Signe, face extérieure à la ville
La tour du signe, face vers la ville

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L a tour Chastillon d'une forme circulaire de 14,30 m de diamètre, était assise sur la braie et isolée de l’angle des courtines. Elle devait à cette époque comme aujourd’hui, avoir une terrasse à ciel ouvert qui servait de plate-forme d’artillerie. C’est ce que pensent les spécialistes qui se fondent pour cela sur une indication donnée par le rapport d’inspection de 1478 sur lequel il est mentionné que « sur lad. Tour a II grosses serpentines qui sont a monseigneur de l’Agle ». De cette tour primitive, il subsiste aujourd’hui la salle intérieure.

Le traité de Senlis en 1493, remettait aux mains de l'empereur Maximilien d'Autriche le comté de Bourgogne (la Franche-Comté). Il faisait d'Auxonne un point frontière avec l'Empire. C'est alors qu'apparu la faiblesse des remparts du Moyen-âge incapables de résister aux progrès de l'artillerie. La nécessité de renforcer les défenses de la ville parut indispensable. Le renforcement de la tour Chastillon, la tour primitive, est entrepris en 1524. Les travaux sont commencés le 18 avril 1524 par le capitaine Godefroy et c'est alors qu'on lui donna le nom de tour du Signe ou (Cygne).

Le renforcement de la tour Chastillon (qui en fait la tour du Cygne) a surtout constitué à lui donner un habillement massif, à la « chemiser » (Les spécialistes disent : Cette tour du Cygne est venue chemiser la tour Chastillon). Ce chemisage a fait croître son diamètre primitif de 14,30 m à 26,60 m, pendant qu'en même temps on lui donnait une forme de fer à cheval ; ce qui en fait une imposante tour d'artillerie de 16 mètres de haut. Elle reçut trois niveaux d’embrasures, conçues pour l’artillerie de fort calibre et équipées d’évents sortant au niveau de la terrasse d’artillerie.

La tour du Signe
La tour du Signe
La tour du Signe, une embrasure
La tour du signe, une embrasure

Après achèvement des travaux la tour Chastillon reçut la dénomination de tour du Signe (ou Cygne). D’après les érudits, ce nom de « tour de signe » ou Cygne, aurait été donné en l’honneur de Claude de France, morte en juillet de la même année dont le cygne était l’'emblème.
On peut penser qu'elle avait reçu une couverture ; puisqu'en 1610 la couverture est refaite avec des tuiles plombées.

C'est François de la Motte-Villebret, comte d’Apremont, d'origine tourangelle qui l’'a intégrée à la gorge du bastion qu'il fit construire au XVIIe siècle.

E lle porte, sur le côté présenté comme présenté sur la photo de droite ci-dessous, gravée dans la pierre, une salamandre, que le roi François Ier avait pris pour emblème avec la devise "Nutrico et extinguo" que l'on peut traduire par : (Je nourris et j'éteins ou encore j'entretiens et j'éteins).


À l'époque du séjour de Napoléon Bonaparte à Auxonne elle servait pour les exercices de l'École d'artillerie pendant la mauvaise saison.

Cette tour est classée au titre des Monuments Historiques.

La Salamandre de la tour du Signe

La tour du Signe
La salamandre, emblème de François Ier gravée dans la pierre 

L'emblème du roi François 1er, la salamandre que nous distinguons sur la photo se trouve sculptée sur la partie orientale de la tour. (Première photo de gauche.)

La Porte Royale

 S ituée à la sortie nord de la ville, très voisine de la tour du Signe, c'est au comte d'Apremont que nous devons cette porte. Il la fit édifier en remplacement de la Porte de Flammerans. N'étant pas satisfait d'une première construction, il la fit recommencer en 1677. Elle porte en forme de fronton, un trophée d'armes. En 1717, lui fut ajouté un étage qui servit d'abri à la prison des officiers mais qui n'a sans doute rien apporté à l'esthétique de l'ensemble.

La porte royale côté sud
Le trophée d'armes de la porte Royale
La porte royale côté sud
Le trophée d'armes
La tour porte Royale côté nord
La tour porte royale côté nord

Cette porte est classée au titre des Monuments Historiques

Édition 2014/2015